Jeudi, 26 avril 1917.

ExplosionAu soir nous subissons un bombardement assez sérieux de 150. La nuit nous recevons des rafales d’obus et de gaz.

Lundi 23 et mardi 24 avril 1917

155c4Rien d’important à signaler. Temps superbe.

Dimanche, le 22 avril 1917

abriTrancheeNous aménageons notre abri aussi confortablement que possible. Voici sa disposition.

Samedi, le 21 avril 1917

Canon155c1Au soir nous mettons sur roues et allons prendre position à deux km en avant au pied d’une colline sur la crête de laquelle se trouve le bois Noir. Vers 10 h du soir nos pièces sont en batterie. Nos abris se trouvent à une cinquante de mètres de là dans une ancienne tranchée de deuxième ligne française. Nous trouvons un abri potable pour nous sous-off. qui a toutefois besoin d’être aménagé et nettoyé car les Russes qui devaient l’occuper auparavant, l’on laissé dans un état repoussant de saleté. Nous passons néanmoins une excellente nuit.

Vendredi, le 20 avril 1917

TirdebarrageFeux de barrage multipliés.

Jeudi, le 19 avril 1917

CanonNuitRien de neuf sauf que nous gagnons du terrain à l’ouest de Reims. Quant à notre secteur, l’état reste stationnaire. Nous recevons dans la soirée les félicitations de la division pour feu de barrage exécuté dans la nuit. Nous aurions anéanti par notre tir deux bataillons boches.

Mercredi, le 18 avril 1917.

Canon105La bataille continue à faire rage. Les Boches contre-attaquent à plusieurs reprises mais nous les repoussons au moyen de violents feux de barrage.

Mardi, le 17 avril 1917 – L’attaque des Monts de Champagne

PrisonniersAllemandsJour J, autrement dit jour de l’attaque. La nuit fut agitée ! En raison du mauvais temps, impossible de tirer les obus asphyxiants préparées en vue de l’attaque ! Le soir nous recevons les échos de bonnes nouvelles. Nous aurions attaqué sur une grande étendue au nord de Reims avec succès ?! la nuit. Vers le matin nous ouvrons également le feu. L’attaque doit se déclencher à l’aube aussi nous attendons cette minute avec angoisse ! Le temps persiste malheureusement à rester à la pluie !

Vers 7h1/2 les premiers convois de prisonniers témoignent de la réussite de l’attaque. Les fantassins qui les mènent vers l’arrière nous disent que leurs camarades sont en troisième ligne boche. Quant aux prisonniers il est impossible de s’imaginer dans quel état piteux ils défilent. Des faces déprimées par la fatigue, des yeux hagards, des joues enfoncées, répugnants de saleté disent assez leur pitoyable misère. Leurs vêtements sont en loques, déchirés et souillés par une épaisse couche de boue. La grande majorité se compose de gosses de 17 à 19 ans. Décrire la joie que j’éprouve en voyant des soldats boches à moitié mort de faim, se traînant à peine n’est pas chose facile ! Eux qui sont les auteurs de tant de crimes. Aucune peine ne doit être trop dur pour eux ! La division marocaine se charge d’ailleurs de régler leur compte à ces vandales. Ils avouent eux-mêmes que la moitié des Boches ont été tués après avoir levé les bras crié « camarades ». Ils assouvissent ainsi les rancunes.

A 9 heures la 1ère section poursuit son tir avec la charge 00 à 7800 m environs. La pluie tombe toujours !

Les communiqués nous donnent le soir et le lendemain des détails plus précis. La bataille s’est élargie. Elle avait commencé la veille au nord de Reims entre cette ville et Soissons. Nous avons enlevé la première ligne sur une étendue de 40 km et la seconde en plusieurs points importants. 10 000 prisonniers. Quant aux résultats de notre attaque aujourd’hui, ils sont aussi prometteurs que merveilleux. Le front d’attaque assigne à notre armée – la 4ème – que commande le général Anthoine était marquée à l’extrême gauche par le village de Prunay et à l’extrême par Aubérive-sur-Suippes soit 15 kilomètres. L’attaque fut déclenchée à 4h45. Deux heures après le général Pétain qui commande les armées du centre droit apprenait que les formations d’assaut avaient atteint le mont Cornillet, le mont Haut, le bois du Marteau, le bois Noir et enfin le mont Sans nom qui se trouve en face de nous – tout en cueillant à leur passage des prisonniers par paquets. De leurs nouvelles positions ils avaient vue sur Moronvillers et Nauroy. Nos 75 étaient entrés rapidement dans la danse. En face de nous et sur notre droite au Nord-Nord-Est la lutte se termina également à notre avantage. Aubérive tombait entre nos mains ! Sur certains points nous avons gagnés six km en profondeur et 500 prisonniers.

Dimanche 15 avril 1917 et jours suivants.

Canon155c10Bombardement intermittent.

Vendredi, le 13 avril 1917

Canon155Temps clair mais toujours froid. Le matin simulacre d’attaque !

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CARNETS DE GUERRE

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Jean-Paul HEDRICH, né en Alsace allemande à l'époque, s'est engagé à 17 ans dans l'Armée française. Il a alors pris le pseudonyme de MALHERBE. Tout au long de la guerre de 14-18 il tient son journal dans de petits carnets. 100 ans après ses carnets et ses lettres sont retranscris au jour le jour sur ce blog.

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