Archives pour la catégorie 8. Offensive de la Somme



Lundi 30 octobre 1916

RavitaillementObus2Encore et toujours de la pluie ! En outre le vent froid qui vous glace les membres ! Nous assurons le ravitaillement malgré tout. Nos chevaux n’en peuvent plus et gèlent littéralement de froid sous cette pluie incessante. Notre groupe a été cité à l’ordre de la division pour sa bravoure. Un peu de repos aurait mieux récompensé notre mérite !

Mercredi 25 octobre 1916

CharriotAprès ce froid voilà le temps qui est de nouveau à la pluie, mes furoncles me retiennent au bercail. Hier le 24 nos troupes ont remporté une grande victoire à Verdun. Elles ont reconquis tous les points stratégiques qu’elles avaient mis cinq mois à céder ; le fort de Douaumont, le bois Fumin etc… J’ai élu domicile avec mon copain Régibier dans un abri. La tente n’étant à peine tenable par ce temps de plus en plus détestable. Aussi nous avons préféré chercher dans la terre la protection contre le froid et surtout la pluie en même temps ce réduit nous offre un refuge à peu près respecté des marmites. Mais un autre fléau : dans ce retranchement obstiné c’est une lutte de chaque instant pour défendre les vivres et les vêtements contre les rats, la vermine l’humidité. Malgré tout nous faisons bonne figure espérant de meilleurs jours. Insouciant du danger il m’est difficile de me résigner à l’hostilité des éléments. Quand les marmites tombent autour de moi je pense à autre chose, par contre je fulmine contre le mauvais temps et surtout la boue dans laquelle nous pataugeons depuis des semaines. Le terrain est dans un état épouvantable ; la saison est pluvieuse, le champ de bataille bouleversé chaque jour depuis tant de mois par la canonnade est presque impraticable. Nous et nos chevaux nous pataugeons dans des cloaques indestructibles, ces derniers s’enlisent et n’ont bien souvent plus la force de se relever même après les avoir dégagé à la pioche. Force est de les achever et si faire se peut les enterrer sur place. Nous même il n’est pas rare de nous voir enfoncés jusqu’aux genoux.

Samedi, le 21 octobre 1916

ObservateurPremière gelée blanche ! Des furoncles très désagréables me font beaucoup souffrir.

Vendredi, le 20 octobre 1916

ObservateurLa pluie a fait place au froid.

Jeudi, le 19 octobre 1916

TenteIl pleut sans relâche depuis hier soir. Nos toiles de tentes n’offrent qu’un abri très précaire. Nous nageons littéralement dans la boue.

Mercredi, le 18 octobre 1916

ComblesNous menons dans l’après-midi mille coups à la position de la batterie. Les Boches exécutent un feu de barrage terrible sur la route de Combles. Nous passons au trot, heureusement sans encombres.

Mardi, le 17 octobre 1916

Le temps s’est bien rafraichi, mais nous préférons le froid à la pluie.

Lundi, 16 octobre 1916

CavalierNous nous mettons en route pour l’échelon à 8 h et y arrivons vers midi. Il y a peu de changement. Le soir je vais porter un pli à cheval au bois des Cailles entre Bray et Chipilly et ne rentre qu’à minuit ayant eu une fausse adresse.

Dimanche, le 15 octobre 1916

AvionAllemandNous prenons un train de ravitaillement qui nous mène jusqu’à Villers-Bretonneux. N’ayant aucune communication immédiate, je prends la décision de nous rendre à Chipilly à pied en profitant autant que possible des autos. Pour ma part je commence à casser la croute et me rend à Chipilly par Warfusée et Cerisy en faisant la majeure partie du trajet en voiture. Nous arrivons à destination dans l’après-midi. Après avoir absorbé une soupe épatante, je me couche dans une voiture ambulance avec l’espoir de me reposer jusqu’au lendemain matin après ces journées pénibles. Les « Taubes » ne nous laissent malheureusement pas fermer l’œil de toute la nuit. Ils lancent des bombes en quantité en dépit du feu nourri de nos canons antiaériens.

Samedi, le 14 octobre 1916

GareAmiensLe matin je fais établir ma feuille de route pour Cerisy. Le commissaire de gare n’a qu’un train à notre disposition pour 5h du soir. Nous avons donc presque toute une journée à passer en ville. Je fis mes emplettes et me paie ensuite un repas frugal avec un de mes copains. Après une petite promenade en ville nous nous rendons tous en cœur à la gare. Nous prenons le train qui nous mène avec une lenteur effrayante à Longueau. Là-bas le commissaire militaire me fait part que le prochain train pour Cerisy ne part que demain matin. Nous allons à la quête d’un gîte pour passer la nuit et trouvons heureusement un dépôt de militaires de passage où nous passons une bonne nuit

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CARNETS DE GUERRE

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Jean-Paul HEDRICH, né en Alsace allemande à l'époque, s'est engagé à 17 ans dans l'Armée française. Il a alors pris le pseudonyme de MALHERBE. Tout au long de la guerre de 14-18 il tient son journal dans de petits carnets. 100 ans après ses carnets et ses lettres sont retranscris au jour le jour sur ce blog.

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