Archives pour la catégorie 8. Offensive de la Somme



Vendredi, le 13 octobre 1916.

AmiensNous partons à 7 h de Chipilly. 65 chevaux et 33 poilus. Nous passons par Cerisy – Gailly, Le Hamel, Villers – Bretonneux, Cachy, Gentelles, Longeau. La route est longue, je profite d’une auto pour faire les derniers dix km. Après avoir livré nos chevaux nous allons en ville. L’animation est effrayante. Quelle circulation ! La population d’Amiens a, parait-il, doublé depuis la guerre. Je mange très bien dans un restaurant avec quelques un de mes poilus. Nous trouvons un changement avec l’ordinaire de la batterie. ! Après le repas nous allons faire un tour en ville. Impossible de trouver une chambre pour passer la nuit. Tout est archi plein. Je me résigne à me reposer dans un camion sur le bord de la route.

Jeudi, le 12 octobre 1916

ChevauxAu matin je mène, comme chef de convoi, des chevaux malades à un dépôt d’évacuation à Chipilly. Là-bas ils nous prennent en subsistance pour évacuer ces chevaux sur Amiens. Je fais prévenir notre adjudant et mange à la pièce de ravitaillement où les brigadiers Lepy et Carette me font un accueil charmant. Le soir je reçois les ordres pour me rendre avec un détachement de 34 hommes à Amiens le lendemain matin. Après avoir passé une bonne soirée au pays nous allons nous coucher dans des baraquements.

Mercredi, le 11 octobre 1916

reparationCanonsNous ramenons deux de nos pièces en réparation à Suzanne.

Mardi, le 10 octobre 1916

BombardementSomeLe temps se maintient heureusement au beau

Lundi, le 9 octobre 1916

Canon155c1Nous passons toute la nuit à attendre, la route étant embouteillée. Le matin nous allons mettre en position au de-là de Combles après avoir subi un violent bombardement. Nous passons par Maurepas, traversons Combles, moins endommagé que les autres villages et mettons en batterie à 300 mètres à l’ouest de Frégicourt. La route est bonne. A part cela le champ de bataille offre un spectacle pitoyable. Cadavres et décombres gisent pêle-mêle. Nous rentrons dans la soirée.

Dimanche, le 8 octobre 1916

CharriotToute la nuit nous bombardons de concert avec les Anglais les positions boches en dépit d’une pluie torrentielle qui persiste toute la journée. Les résultats de l’attaque sont encore inconnus. Le soir on est d’alerte au cantonnement. Sans doute que nous allons déplacer les pièces. Hier après-midi nous avons attaqué en liaison avec les Anglais. Notre ligne a été portée à 1200 mètres au nord-est de Morval quant à nos alliés, ils se sont emparés du village Le Sars. Le soir à 8 heures nous partons déplacer nos pièces.

Vendredi, 6 octobre 1916

Mise en positionNos servants reviennent du repos et vont immédiatement à la batterie. Le mauvais temps persiste

Mercredi, 4 octobre 1916

Mise en batterieDans la nuit la 10ème batterie change de position et s’installe au Forest.

Mardi, 3 octobre 1916

Chariot2En raison du mauvais temps, le changement de position qui devait avoir lieu cette nuit est remis. La boue est incroyable ! Les chevaux ont de la peine à se traîner eux-mêmes. L’abreuvoir est à 9 km. Le soir je vais avec 5 attelages chercher une voiture pleine de munitions, restée en carafe au Bois vieux l’autre jour. Tout va bien jusqu’après Maurepas. Entre ce village et le Forest de nombreux camions laissés sur la route gênent considérablement la circulation. En croisant un de ces camions en panne au milieu de la route, la voiture dérape dans un énorme trou d’obus et s’enfonce dans la boue jusqu’au-dessus des moyeux. Je fais décharger la voiture, dégager les roues. Impossible de la sortir, nous nous voyons contraints de retourner à l’échelon pour chercher du renfort.

Lundi, 2 octobre 1916

ForestLa pluie se met de la partie. Dans l’après-midi je vais mener 250 coups avec 7 voitures au-delà de Forest, nouvel position qui doit être occupée sous peu. Ayant reçu cet ordre et après avoir engagé mes voitures sur le chemin de la position actuelle je suis obligé de faire faire demi-tour pour regagner la route de Cléry à Maurepas. La pluie tombe à torrent. Vers 4 heures nous parvenons au Forest grâce au bon état de la route. Nous traversons le village complètement ravagé par les obus et nous nous dirigeons vers le ravin à l’est où se trouvent déjà plusieurs batteries. Après quelques difficultés je trouve les servants du 1er d’Artillerie qui remplacent les nôtres pour le moment. Le nouvel emplacement se trouve au bord de la route de Rancourt entre le bois d’Anderlu et le bois du Cauet. Nous y déchargeons nos projectiles et nous nous en retournons par Maurepas, mouillés jusqu’aux os.

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CARNETS DE GUERRE

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Jean-Paul HEDRICH, né en Alsace allemande à l'époque, s'est engagé à 17 ans dans l'Armée française. Il a alors pris le pseudonyme de MALHERBE. Tout au long de la guerre de 14-18 il tient son journal dans de petits carnets. 100 ans après ses carnets et ses lettres sont retranscris au jour le jour sur ce blog.

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