Page d'archive 3

Dimanche, 2 septembre 1917

Cavalier1Le soir, la première section rejoint à son tour l’échelon. Je descends à cheval.

Samedi, 1er septembre 1917

reparationCanonsLa deuxième section rejoint l’échelon.

Jeudi, 30 août 1917

155c5Le soir, nous recevons subitement l’ordre d’arrêter les travaux. Sans doute va-t-on changé de secteur !

Dimanche, 26 août 1917

ChatancourtNos lignes sont portées au ruisseau de Forges. En vue d’un changement de position, nous commençons des terrassements en avant de Chattancourt.

Vendredi, 24 août 1917

Juillet1917Attaque de la cote 304 le matin vers 5 heures, succès complets.

Mercredi 22 et jeudi 23 août 1917

Cote304Concentration des feux sur la cote 304 et son secteur. Bombardement intermittent.

Mardi, le 21 août 1917

VignevilleConsolidation des positions acquises la veille. Sur la droite nous prenons Régnéville et continuons à progresser sur la cote 344. A la tombée de la nuit violente contre-attaque vite repoussée.

Lundi, le 20 août 1917

Juillet1917L’attaque doit être déclenchée à 4h40 aussi je quitte la position à 3h pour assister au spectacle. Je pars avec le « logis » observateur de la 10ème batterie et 2 téléphonistes. Les routes sont encombrées de cadavres de chevaux et de caissons abandonnés. Cette marche nous remet un peu de l’intoxication que nous avons éprouvé cette nuit par le bombardement d’obus à gaz. Mais nous le pensions trop tôt car nous passons par une zone qui avait été battue par les gaz quelques heures auparavant en sorte que nous éprouvons beaucoup de peine pour arriver à l’observatoire. Là-bas nous descendons dans une sape et allumons un feu pour chasser les gaz. Le bombardement se poursuit avec une intensité énorme. Voilà le petit jour aussi nous nous précipitons au créneau de l’observatoire mais notre désillusion est grande. La brune est épaisse et se mêle à la fumée produite par les explosions. Mais nos poilus ont dû certainement s’élancer à l’assaut des lignes adverses car des fumées boches montent de leurs lignes de tous côtés. On les voit sortir de la nappe de brume qui couvre le champ de bataille. A 9 heures celle-ci se lève. Nous apercevons déjà nos fantassins dans les boyaux qui se trouvent vers Bethincourt et concluons par-là que les objectifs ont été atteints en face de nous. Nous en recevons d’ailleurs confirmation dans la journée : la bataille s’étend du bois d’Avocourt jusqu’au Nord de Bezonvaux sur la rive droite de la Meuse. Nous nous sommes emparés dans la matinée des deux sommets du Mort-homme, le bois des Corbeaux. Le bois de Cumières et le village du même du nom. La nouvelle ligne franchit maintenant la Meuse au nord de Champ, elle enveloppe Champneuville, elle passe à la cote 344 qui est à 2 km à l’est de Samogneux à la ferme Mermont à la cote 240 au nord de Louvemont. Par contre la lutte a été particulièrement dure à la cote 304 où nous avons avancé que faiblement. Le chiffre des prisonniers fait dans la journée s’élève à 5000.

Dimanche, le 19 août 1917

Observateur1Depuis 2 jours le temps est heureusement au beau. Le bombardement a repris et de plus fort. Hier j’ai passé ma journée à l’observatoire à régler des tirs et contrôler des réglages par avion. Voilà déjà plusieurs nuits que nous sommes incommodés par les gaz. De nouveaux gaz d’un effet très nocif que les Boches nous envoient. Toute une pièce a dû être évacuée. Encore cette nuit nous ne fermons pas l’œil. Le jour J, le jour de l’attaque est demain aussi le bombardement marque un acharnement terrible ; mais les Boches doivent se douter du coup car ils nous balancent des gaz en quantité au point que nous nous trouvons assez gênés pour effectuer nos tirs pendant la nuit.

Mardi, le 14 août 1917

Observateur2Le bombardement se poursuit mais avec intermittence. Le martèlement des lignes ennemies ne marque pas l’intensité de celui de la Somme l’année dernière. Notre confrère Bouchier est monté ce matin à la position et reprend la 2ème pièce, que j’avais commandé par intérim en son absence. Pour ma part je prends les fonctions de Maréchal des logis observateur en remplacement d’Escorne dont nous n’avons pas de nouvelle.

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CARNETS DE GUERRE

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Jean-Paul HEDRICH, né en Alsace allemande à l'époque, s'est engagé à 17 ans dans l'Armée française. Il a alors pris le pseudonyme de MALHERBE. Tout au long de la guerre de 14-18 il tient son journal dans de petits carnets. 100 ans après ses carnets et ses lettres sont retranscris au jour le jour sur ce blog.

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