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Dimanche, le 20 mai 1917

Train2Après avoir fait mes adieux à toute la famille je vais à la gare, accompagné de Paul. Le train s’en va à 6 h du soir pour arriver à Dijon à 11 h. Faute de correspondance, je passe le reste de la nuit dans cette dernière ville.

 

Du samedi 12 mai au dimanche 20 mai 1917

Lyon1917Ma perme se passe malheureusement trop vite. Les distractions ne me manquent pas. A côté des invitations nombreuses de part et d’autre, je me divertie par ailleurs. Le temps m’est heureusement favorable, il n’a plu que le vendredi.

 

Samedi, le 12 mai 1917

GarePerracheA 2 heures du matin, j’arrive enfin à Lyon. Après avoir sonné un certain temps au 2 rue de la Méditerranée, oncle Georges m’ouvre la porte. Je tire aussi tante Jeanne des bras de Morphée par mon arrivée inattendue. Après les avoir bien embrassé et leur avoir raconté sommairement le motif de mon apparition subite, je vais me reposer des fatigues des jours précédents.

Vendredi, le 11 mai 1917

wagonA quatre heures le train quitte enfin St Hilaire. Au courant de la matinée nous passons par Châlons pour arriver à la gare régulatrice de Jessains vers 10 heures. Une demi-heure après un autre train nous emmène vers Troyes que nous passons à 1 heure environ. A St Florentin nous quittons le réseau Est pour emprunter le PLM. Nous passons successivement par Tonnerre, Dijon, Beaune, Mâcon.

Jeudi, le 10 mai 1917

GareStHilaire

Je quitte la batterie après la soupe. Il fait un temps radieux, même trop chaud aussi nous prenons un coup de chaud pour parvenir à l’échelon. J’y passe l’après-midi et prends le chemin de la gare après le repas du soir pris en compagnie des sous-offs de l’échelon. Je trouve par bonheur une petite voiture qui me mène en une demi-heure à St-Hilaire-au-Temple. Ici j’apprends à ma grande désillusion que le train ne part qu’à 4 heure du matin. Force d’attendre dans un baraquement qui regorge de monde plutôt bruyant.

 

Mercredi, le 9 mai 1917

Canon155c9Nous constatons que les obus de cette nuit sont tombés à proximité de nos pièces. Cela doit être des 280 de marine d’après les éclats. Dans la journée j’apprends l’heureuse nouvelle de mon départ en perme à bref délai.

Mardi, le 8 mai 1917

LitSuperposeNous poursuivons nos travaux et fabriquons au moyen de planches des lits superposés. La journée se passe sans incidents notables. Dans la nuit nous subissons un sérieux bombardement. Il n’y a pas de mal heureusement.

Lundi, le 7 mai 1917

Mise en positionA 3 heures du matin nous quittons l’ancienne position. Je mène la colonne. En une heure, canons et plateformes sont rendus. Nous mettons immédiatement en batterie. Ceci fait nous commençons à travailler à nos abris. Nous creusons un trou de deux mètres de profondeur tout en essuyant un sérieux marmitage. Nous passons une nuit pas trop mauvaise sous cet abri précaire couvert d’une simple tôle.

 

Dimanche, le 6 mai 1917

155c5L’équipe des travailleurs continue ses travaux à la nouvelle position car nous devons l’occuper demain.

Samedi, le 5 mai 1917

FermeMoscouCes derniers jours le secteur a revêtu un acharnement terrible de l’artillerie boche sur nos positions. La veille nous avons eu l’ordre de nous porter sous peu sur la gauche en face du mont Cornillet. En vue de ce changement, je vais repérer le matin de bonheur, avec le lieutenant, la nouvelle position. Mon choix s’arrête sur le centre d’un bois qui se trouve au sud de la voie romaine exactement en face de la ferme de Moscou. Le défilement est bon quant aux abris ils sont à creuser du tout au tout. Il n’existe qu’un simple petit boyau que je fais aménager dans la soirée.

Mon ami Aimé Bouchiez est évacué à l’arrière pour se faire arranger les dents. Cette séparation inattendue me chagrine un peu car j’avais pris une réelle affection pour lui ! L’amitié est une douce chose dans les durs moments que nous traversons ! Le soir, le beau temps qui avait duré plus de quinze jours tourne en pluie ! Nous espérons que ce n’est qu’un simple orage car la chaleur fut accablante toute la journée.

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CARNETS DE GUERRE

Carnet

Jean-Paul HEDRICH, né en Alsace allemande à l'époque, s'est engagé à 17 ans dans l'Armée française. Il a alors pris le pseudonyme de MALHERBE. Tout au long de la guerre de 14-18 il tient son journal dans de petits carnets. 100 ans après ses carnets et ses lettres sont retranscris au jour le jour sur ce blog.

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