Page d'archive 6

Lundi matin le 4 juin 1917

voituregeneralJe vais en auto à Châlons.

 

Dimanche soir le 3 juin 1917

Ermitage2

Camp de l’Ermitage entre Bouy et La Veuve

Je fais la connaissance de mon cousin Raoul Debonno qui m’invite à passer 24 h avec lui. Je passe ces 24 heures très agréablement à l’échelon du 84ème au camp de l’Ermitage. Quelle tranquillité en comparaison de là-haut.

Mardi, le 29 mai 1917

Canon155c10Je rentre à la batterie de tir.

Lundi, le 28 mai 1917

MourmelonImpossible de trouver un oculiste capable de me délivrer un certificat pour ma vue. Je cours tout Mourmelon. Il m’est par conséquent impossible d’établir ma demande au ministère aussi je me résigne à mon sort en renonçant à mon idée.

Dimanche, le 27 mai 1917

GazGrande activité sur tout le front : le matin les Boches nous envoient des gaz durant six heures de temps. Quelques hommes sont évacués pour intoxication. Le soir, je me rends à l’échelon pour passer le lendemain une visite pour rentrer dans l’aviation.

Samedi, le 26 mai 1917

Charles1917

Charles Hédrich en février 1917

Cette date me fait penser à Charles, c’est aujourd’hui son 23ème anniversaire de naissance.
Voilà déjà cinq jours que je suis rentré de permission. J’ai quelques peines à me refaire à cette vie pleine d’imprévues, chargées de soucis, d’alertes et de dangers ; à ces nuits sans sommeil et ces travaux fatigants. Quelle transition brusque après ces douces journées passées à Lyon. Le cafard est inévitable ! Mon moral a toujours été excellent, mais toutes les bonnes volontés commencent à flancher ; elles sont un peu chancelantes ; l’épreuve est dure, le temps est long, les patiences s’usent. Je cherche à m’évader des tristesses qui assombrissent l’horizon. Mais c’est plus fort que moi. Je songe souvent à mes pauvres parents et à France qui doivent horriblement souffrir de cette longue séparation. Ah que le jour me tarde où je pourrais serrer dans une longue étreinte ma chère Maman ! Je frémi rien qu’à la pensée du supplice qu’ils subissent et j’admire leur courage. Je prends une décision importante aujourd’hui. On demande des élèves pilotes pour l’aviation ; je m’y fais inscrire.

 

Vendredi, le 25 mai 1917

Explosion1Au soir, un dépôt de torpilles saute devant la batterie à mi-chemin de la ferme Moscou. Quelle explosion terrible. La déflagration de l’air fait atteindre la bougie et la terre nous tombe dessus de partout. L’émotion n’est toutefois que passagère. Il n’y a pas de dégâts.

 

Mercredi, le 23 mai 1917

AbrisJe monte le soir à la batterie et y trouve mes camarades en bonne santé. Ils ont commencé à creuser une sape à laquelle nous travaillons ferme les jours suivants, le marmitage étant assez sérieux.

Mardi, le 22 mai 1917

MourmelonArrive à 1 h du matin à Mourmelon-le-Petit où je passe le reste de la nuit à cause de la pluie torrentielle qui tombe dehors. A la pointe du jour je regagne l’échelon où je passe deux jours.

Lundi, le 21 mai 1917

wagon Je reprends le train à 7h 1/12 du matin. Voyage très lent. Arrive à la gare régulatrice à 3 h de l’après-midi. Correspondance à 6 h du soir. Arrive à minuit à St Hilaire.

 

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CARNETS DE GUERRE

Carnet

Jean-Paul HEDRICH, né en Alsace allemande à l'époque, s'est engagé à 17 ans dans l'Armée française. Il a alors pris le pseudonyme de MALHERBE. Tout au long de la guerre de 14-18 il tient son journal dans de petits carnets. 100 ans après ses carnets et ses lettres sont retranscris au jour le jour sur ce blog.

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